
Témoignage N°22 – Dominique
26/02/2026Questionnaire élections municipales 2026

Les Socios du FCSM interrogent les candidats aux municipales
A l’occasion des élections municipales, les Socios du FC Sochaux-Montbéliard ont interrogé les candidats sur leur vision du club depuis la reprise, leur évaluation du rôle des collectivités à la gouvernance et leur position sur la juste répartition de l’effort pour sa pérennité économique.
Nous avons ciblé les communes appartenant à des Collectivités directement engagées auprès du FCSM via la Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) dédiée au Centre de Formation : les deux communautés d’agglomération - PMA et Grand Belfort - ainsi que les communautés de communes du Sud Territoire, Pays d’Héricourt et Vosges du Sud.
Nous remercions les listes qui ont pris le temps de nous répondre en pleine campagne. Si vous n'avez pas pu le faire, il est toujours temps via le formulaire adressé par email ou directement via contact@sociochaux.fr. Nous publierons les réponses reçues au fil de l'eau.
Réponses reçues
- Audincourt : Aimer Audincourt toujours (Martial Bourquin)
- Belfort : Belfort avec vous (Florian Chauche)
- Bethoncourt : Bethoncourt en commun (Matthieu Guinebert)
- Hericourt : Héricourt en commun (Gilles Lazar)
- Montbéliard : Montbéliard en Mouvement (Marie-Noëlle Biguinet)
- Montbéliard : Montbéliard Autrement (Eric Lançon)
- Pont-de-Roide-Vermondans : Ensemble Continuons (Denis Arnoux)
Audincourt : Aimer Audincourt toujours (Martial Bourquin)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Nous nous félicitons de cette belle mobilisation. Le Socios et les collectivités ont joué un rôle déterminant pour sauver un club historique.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
Cette nouvelle gouvernance marque l’engagement et la responsabilité de chacun. Elle garantit la pérennité financière du club. Ensemble, nous devons l’accompagner pour qu’il retrouve sa place dans l’élite, tout en veillant à préserver son indépendance sur les questions sportives.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
La force d’un club, c’est d’avoir un territoire et des collectivités à ses côtés, avec lui et pour lui. Il fallait revoir les coûts de location du stade : PMA l’a fait, offrant ainsi un véritable ballon d’oxygène au club.
Maintenant, il faut faire en sorte qu’aux côtés des Socios et des partenaires économiques, toutes les collectivités, quelle que soit leur taille, puissent devenir partenaires financiers du club. Je pense que pour accroître le nombre de collectivités partenaires, il faut abaisser le coût d’entrée dans le capital.
En tant que maire d’Audincourt, j’agis au sein de l’agglomération pour que l’appui des collectivités ne faiblisse pas. Je continuerai dans ce sens.
Belfort : Belfort avec vous (Florian Chauche)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Nos élu·es ont voté en effet ces subventions au Grand Belfort en interpelant le président sur la possible pérennité de ces aides (à quoi il a été répondu que ce n'était qu'une aide exceptionnelle). Il nous semble en effet que, même si le rôle d'une collectivité est avant tout de soutenir la pratique sportive de toutes et tous, elle doit aussi soutenir ses ""têtes de pont"" dont l'impact va bien au-delà de l'impact économique sur le territoire. Belfort est un peu en retrait, ce qui s'explique par sa géographie, mais on ne peut pas construire le Nord Franche-Comté sans s'engager aux côtés de ses représentants et infrastructures structurants.
Le FCSM représente une partie de l’identité de notre territoire, son sauvetage exceptionnel à l’été 2023 témoigne bien de l’attachement de toute une région et de l’histoire commune qui lie le territoire et son club. Ce lien ne doit pas être vu comme une fétichisation du passé ou un attachement purement sportif, géographique et figé, mais bien comme le terreau fertile d’une construction de l’avenir du territoire, un moyen de faire commun.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
Notre liste est attachée à l'économie sociale et solidaire donc la création d'une SCIC et l'arrivée des supporters dans la gouvernance du club sont pour nous une très bonne nouvelle, tout comme la nouvelle dynamique enclenchée depuis l'été 2023. Bien sûr, de notre côté nous aimerions que le FCSM continue à avancer vers un autre modèle pour sortir du foot business mais nous ne sommes pas dupes des enjeux financiers énormes qui existent dans le monde du foot. Mais dans l'idéal il faudrait aller encore plus loin dans l'implication des collectivités et dans l'ouverture du club à son territoire. SI les collectivités s’impliquent financièrement, elles doivent aussi le faire « politiquement » au sens premier du terme en existant dans la gouvernance. Elles sont l’émanation politique de la population et constituent donc elles aussi un outil de construction du commun.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
Oui un tel soutien est légitime mais les budgets des collectivités sont extrêmement contraints et l’effort concernant le sport est prioritairement porté sur la pratique sportive pour toutes et tous, dans une perspective d’égalité. Il ne sera donc pas possible de consacrer annuellement des centaines de milliers d’euros mais une subvention, comme à d’autres clubs, peut être proposée. Un soutien autre que financier peut également exister, par des facilités d’usage de moyens, terrains ou de bâtiments, même si là encore GBCA est moins pratique que PMA, mais la question du centre de formation peut typiquement être l’objet de ce type de réflexion. D’autres voies sont sans doute à imaginer, en commençant par renforcer les liens entre GBCA et le club en créant un dialogue régulier pour réfléchir aux apports mutuels possibles.
Bethoncourt : Bethoncourt en commun (Matthieu Guinebert)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Mon FCSM idéal est un FCSM populaire qui véhicule les valeurs liées à l’histoire de notre territoire : la fraternité, la détermination, la solidarité et la fierté. La fierté d’être une population succédant à une autre ; la fierté de porter la mémoire de milliers de femmes et d’hommes venus, partis… Bref, la fierté de voir une équipe qui mouille le maillot pour la performance, certes, mais aussi et surtout pour quelque chose de plus grand que cela.
Voilà ce qu’est Sochaux, ce qu’il doit rester. C’est avec cela que j’ai porté le dossier à la Région ; c’est avec cela que je le porterai auprès de mon équipe, qui, je crois, est déjà acquise à la cause.
Pour ce qui est du projet, d’aucuns disent que Paris ne s’est pas fait en un jour. Nous ne referons pas le FCSM dans ce laps de temps non plus. Ainsi, le modèle porté aujourd’hui permet un ancrage territorial éloigné des intérêts financiers immédiats. De fait, cela permet une projection.
Néanmoins, la vision tête haute passe par un centre de formation, épicentre du club. Je crois que nous devons travailler à cela : cela fait partie de notre histoire. C’est ainsi que nous avons acquis notre grandeur et, comme il est coutume de le dire, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures !
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
Selon moi, le modèle est pertinent et doit perdurer. Néanmoins, je crois que les collectivités doivent être les porte-voix des aspirations populaires pour le club. À ce titre, elles doivent être présentes, accompagner, proposer, mais ne pas se substituer à ses acteurs. Elles doivent être aux côtés, et non à la place.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
La réponse est oui, trois fois oui. Ce soutien institutionnel doit se concentrer sur la formation. Inutile de promettre monts et merveilles. Un soutien financier, lorsque cela est possible, oui mais pour ma part, j’attendrai d’avoir une vision détaillée des finances de la commune avant de m’engager sur ce point.
Néanmoins, j’ai d’ores et déjà été sollicité par des éducateurs et des entraîneurs. Un accompagnement logistique est essentiel, tout comme la mise à disposition d’équipements (gymnases, terrains, vestiaires), qui sont des éléments importants et qui manquent aujourd’hui à certaines équipes. Sur ce point, nous nous engageons clairement à soutenir la formation.
Allez les Jaune et Bleu 🎶
Hericourt : Héricourt en commun (Gilles Lazar)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Oui, on a échappé au pire.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
C'est une bonne gouvernance
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
Oui il faut que les collectivités, les intercommunalité interviennent, y compris dans l'investissement.
Montbéliard : Montbéliard en Mouvement (Marie-Noëlle Biguinet)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Tout comme le Château, le FCSM fait partie du patrimoine historique et de l’identité de notre territoire. Montbéliard, c’est aussi le FCSM.
En 2023, lors de la grande crise que nous avons traversée, à cause de la gestion catastrophique de Ledus et Nenking, nous avons été à l’avant-garde du combat pour le maintien et la survie du club. Le Premier adjoint, Alexandre Gauthier, a notamment effectué un travail considérable de mise en relation d’acteurs économiques avec Jean-Claude Plessis, ainsi qu’avec les Sociochaux.
Par la suite, la Ville a voté toutes les aides exceptionnelles présentées par PMA pour le maintien de l’activité du FCSM en National, afin d’éviter une relégation administrative en N3, voire en R1.
Nous avons également participé à la SCIC et maintenu l’ensemble de nos aides et prestations (achat d’encarts publicitaires au stade, loge, chalet gratuit au Marché de Noël, mise à disposition du terrain Blum pour la réserve et les U19), qui n’ont pas diminué depuis la Ligue 1.
Aujourd’hui, le FCSM est toujours là. Il est 3e de National, avec une réelle chance d’accéder à la Ligue 2 en fin de saison. La gouvernance du club est stabilisée, l’identité est retrouvée, l’histoire continue de s’écrire. Nous pouvons collectivement nous féliciter de cette réussite populaire. Les subventions votées l’ont été à bon escient.
Le FCSM idéal, c’est un club en phase avec son histoire, son identité et son territoire. Il appartient au peuple sochalien, avec un actionnariat local fort et, pourquoi pas, un retour de Peugeot parmi les partenaires majeurs.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
Cette gouvernance à été pensée et décidée de manière collective en 2023. Il nous semble que ce modèle est pertinent au regard des difficultés que nous avons traversées et de la fragilité de l'institution. A l'heure actuelle, il ne semble pas opportun de changer cette gouvernance.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
Jusqu’à présent, la Ville de Montbéliard, à travers son agglomération, a toujours répondu présent aux appels du FCSM et s’est systématiquement mise autour de la table pour discuter et trouver des solutions face aux difficultés du club.
C’est cette dynamique qu’il nous faut préserver, en fonction de l’évolution de la situation et de ce que le club est en mesure d’attendre des collectivités qui le soutiennent.
Toutefois, attention à ne pas tout attendre des collectivités sans faire l’effort d’attirer de nouveaux capitaux privés.
Montbéliard : Montbéliard Autrement (Eric Lançon)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
Ces subventions ont permis au club de se maintenir en national en rassurant les investisseurs et en affichant une "union sacrée" autour du club historique. La reprise en main du club par tout un territoire a renforcé un sentiment d'appartenance. Les habitants ont retrouvé une identité historique et presque charnelle avec leur club. Depuis 2023, le stade Bonal est symboliquement redevenu un lieu de résistance face à la mondialisation, à la désindustrialisation, un lieu ou le plaisir de partager des émotions fait du bien au moral, un lieu dans lequel le collectif prime sur l'individualisme. Les habitants du Nord Franche comté y retrouve une fierté. Cette alliance entre investisseurs locaux, collectivités, supporters, socios réussit à faire vivre le club d'une manière original. Le rôle du club professionnel de rassembler, faire partager des émotions, de représenter une région est parfaitement conforme aux attentes que je peux avoir. La volonté affichée d'accueillir chaleureusement les supporters, de les écouter contribue également à dessiner un certain FCSM idéal. Faire jouer au plus haut niveau des joueurs du nord Franche Comté issus des clubs formateurs me semble indispensable pour ancrer davantage le club dans l'agglomération.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
La présence dans la gouvernance du FCSM des collectivités est indispensable, logique. Elle aurait pu éviter les dérives du club lors de l'abandon de Peugeot. Les collectivités participent fortement aux investissements nécessaires au développement du club. Le manque de recul sur ce fonctionnement novateur ne me permet pas à ce jour, de pouvoir émettre des propositions pour le faire évoluer. Le faire vivre, le faire mieux connaitre sont des incontournables.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
La ville de Montbéliard, par l'accueil au stade Blum de matchs du FCSM, assure un soutien reconnu. La ville pourrait mettre en relation le club avec les nombreuses entreprises nationales travaillant dans le secteur pour les inciter à aider le FCSM. Des conventions pluri-annuelles avec le club (utilisation installations, contrat com, ) pourraient être signées pour donner davantage de visibilité au club et à la municipalité.
Pont-de-Roide-Vermondans : Ensemble Continuons (Denis Arnoux)
A l’été 2023, les collectivités ont été des acteurs déterminants du sauvetage du club en votant dans l’urgence des subventions exceptionnelles. Ces délibérations ont été prises à l’unanimité. Selon vous, ces subventions ont-elles été bien employées ? Quel regard portez-vous sur la trajectoire du club depuis 2023 ? Vous paraît-elle conforme à vos attentes quant au rôle d’un club de football professionnel sur le territoire ? Quel serait votre FCSM idéal ?
La trajectoire est conforme à mes attentes.
Le FCSM présente une gouvernance inédite, qui associe les Collectivités, à travers deux dispositifs : la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) dédiée au centre de formation, dont les Collectivités (PMA, Grand Belfort, Département du Doubs, communautés de communes des Vosges du Sud, du pays d'Héricourt et du Sud Territoire) sont membres et administratrices, et la présence de censeurs - issus de PMA, Grand Belfort et du département du Doubs - au Conseil de Surveillance du FCSM. Quelle évaluation portez-vous sur cette inclusion des collectivités à la gouvernance d’un club de football professionnel ? Faut-il faire évoluer le modèle, et si oui dans quelles directions ?
La gouvernance est bonne.
La santé économique du FCSM reste nécessairement fragile en 3e division, où le club ne peut bénéficier de recettes suffisantes pour équilibrer les grands postes de charge que représentent le coût du stade et le centre de formation. La formation, bénéficiaire en L2, ne peut pas être équilibrée en National 1 où les joueurs sont moins exposés. Quant au stade, une expertise indépendante évalue son surcoût à environ un million d’euros par rapport à des clubs équivalents comme Caen, Valenciennes, Dijon, Le Mans ou Amiens. Les efforts économiques réalisés permettent en revanche de viser l’équilibre dans le cas d’une montée en L2. Vous paraît-il légitime que les collectivités prennent encore une part de l’effort pour soutenir le club en National, et notamment son centre de formation, en espérant retrouver à terme la L2 et l’équilibre économique ? Par quelles voies un tel soutien pourrait-il intervenir du point de vue de la collectivité pour laquelle vous briguez un mandat ?
Le soutien est légitime.



